ŠETNJA BALKANU

Balkans : à la découverte des confins de l’Europe

Balkans

Oubliez l’Europe que vous connaissez. Embarquez pour une odyssée de contrastes à travers 8 pays des Balkans. Des reflets de l’Adriatique à ceux du Danube, des courbes de la Transfăgărășan aux pitons des Météores, tracez votre route à travers des territoires marqués par l’Histoire et des cultures qui se superposent. Plus qu’un voyage, une invitation à effleurer l’âme des Balkans et revenir avec un autre regard sur les confins de l’Europe.

L’essentiel

Circuit Freeride
Juillet - Octobre

}  16 jours – 3500 KM

 Ancône[Italie] – Ancône

190 – 280 KM/J

Pays traversés : Italie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie, Roumanie, Bulgarie, Macédoine du Nord, Grèce
Carte du road trip to wales

En Images

la forteresse de Golubac au bord du Danube, Serbie
Des motos sur une route du parc du Durmitor, Monténégro
Stari Most, le pont de Mostar en Bosnie-Herzégovine
Le lac Balea qui surplombe le versant nord de la Transfagarasan en Roumanie
Puits devant une maison en Roumanie
Bulgarie : les pyramides de Melnik
Eglise orthodoxe à Ghimbav près de Brasov, Roumanie.
Le site de Buzludzha en Bulgarie
Monastère sur un piton des Météores, Grèce
la route Transalpina en Roumanie
Cliquez sur l’image pour agrandir

Itinéraire

Jours 1-2

Jour 3

Jours 4-5

Jours 6-7

Jour 8

Jours 9-10

Jours 11-12

Jours 13-16

Jours 1-2 · De l'Adriatique à la Neretva

Votre voyage débutera à Ancône que vous rejoindrez pour embarquer sur le ferry qui vous fera traverser durant la nuit jusqu’en Croatie.

Une fois débarqué à Split, vous profiterez des méandres de la “magistrale” qui longe l’Adriatique et dévoile des vues sur les îles, Brač la plus proche, puis la silhouette de Hvar se dévoile en arrière plan.. Entre le littoral et l’intérieur des terres, le massif du Biokovo vous surplombe. La petite route qui serpente sur ses flancs vous emmène gravir le Sveti Jure, le plus haut sommet du massif. Après quelques kilomètres c’est une plateforme surprenante qui vous offrira une vue panoramique sur l'Adriatique. Encore plus haut ? La route continue, pas plus large, pas moins pentue, pour vous offrir un superbe point de vue … si vous n’êtes pas sujet au vertige.

Une fois redescendu, vous passerez bientôt la frontière pour entrer en Bosnie-Herzégovine. Plus loin, au creux d’une falaise, au-dessus d’une résurgence de la rivière Buna, le tekke de Blagaj, monastère derviche, offre une halte admirable. Outre le bâtiment lui-même, la rivière offre un cadre idéal pour une pause sereine. Votre étape du jour n’est pas loin, avec son célèbre pont, Mostar, carrefour de cultures au cœur de l’ex-Yougoslavie.

Le monastére derviche de Blagaj en Bosnie-Herzégovine
Plateau du Durmitor, au Montenégro

Jour 3 · Canyons et plateaux du Durmitor

Après avoir quitté Mostar, vous roulez vers le nord-est, dans le parc de Sutjeska. C’est la rivière Drina qui dicte votre route à venir, d’abord sur une rive, puis sur l’autre, avant de la franchir à nouveau, ce qui marque votre entrée au Monténégro. Les forêts sombres qui ont donné son nom au pays, Crna Gora, sont présentes dans le profond canyon où vous circulez. La Piva qui y coule s’élargit, et vous prenez de la hauteur, un œil sur le décor mais un autre sur la trajectoire.

La route déroule son mince ruban sur les plateaux, dans un univers qui devient plus minéral au fur et à mesure de votre avancée. Vous êtes dans le parc du Durmitor, qui vous dévoile sa beauté sauvage. Les espaces vous apparaissent à la fois grands et barrés par la roche, les panoramas changent au gré des virages. En douceur, vous retrouvez une zone plus habitée pour terminer votre journée à Žabljak, la petite ville qui est la porte d’entrée monténégrine du parc.

Jours 4-5 · Vers le Danube

Direction le pont de Đurđevića qui lance ses arches pour enjamber la Tara. Saut à l’élastique ou tyrolienne, c’est aussi un rendez-vous des amateurs de frisson. Plutôt que la traverser, vous longez la rivière dans ses gorges, où la route serpente en compagnie de la rivière et des roches qui l'entourent. Vous continuez votre traversée des montagnes du nord du Monténégro, encore parsemées de canyons ici et là, pour rejoindre l’extrémité nord-est de ce petit pays, et entrer en Serbie.

Le changement de pays ne s'annonce pas seulement par les panneaux, mais par une évolution progressive du décor. L’habitat se transforme, l'architecture change de grammaire, comme d’alphabet. Votre parcours atteint Novi Pazar, ville ottomane et carrefour étonnant où mosquées et églises orthodoxes tentent de cohabiter à quelques rues de distance, témoins d'une histoire balkanique aussi dense que contradictoire.

Vous poursuivez vers les monts Kopaonik, région de sport d’hiver serbe, et c’est dans la ville qui porte le même nom que les montagnes où elle se trouve que vous ferez étape. Le lendemain, après un toboggan d’asphalte dans la forêt, vous rejoignez la plaine, puis poursuivez vers le nord. Les villages se succèdent avec leurs grandes maisons familiales, et la campagne serbe défile à son rythme tranquille jusqu'aux rives du Danube où le lac d’argent et Veliko Gradište vous accueillent.

Le pont Durdevica sur la Tara, Montenégro
La statue géante de Decebal sur le rive du Danube

Jours 6-7 · Des Portes de fer à la Transalpina

La forteresse de Golubac monte la garde à l'entrée des gorges du Danube depuis le XIVe siècle, et sa silhouette impose le respect. La rive serbe où vous roulez vous offre de la hauteur et de l'espace pour regarder le fleuve s’écouler dans le défilé rocheux des Portes de Fer, ou en face la tête de Décébal taillée dans la falaise. Plus loin, vous franchissez le pont-barrage et par la même occasion la frontière pour entrer en Roumanie.

Vous laissez bientôt la route qui borde le fleuve et son trafic, pour la campagne roumaine. Sur votre chemin, une ville thermale contraste avec les villages tranquilles, que vous retrouvez rapidement. Encore une fois l’habitat a changé, marqueur de différence entre pays, entre cultures et façon de vivre.

Ville de Constantin Brâncuși, grand sculpteur roumain, Târgu Jiu vous accueille pour la nuit. Elle est située au sud de Drumul Regelui, la route du Roi, mais on la connait mieux sous un autre nom : la Transalpina. Elle abrite le plus haut col roumain, l’Urdele, qui culmine à 2 145 mètres. Mais surtout elle déroule superbement l’asphalte, vous laissant croire que vous avez atteint le sommet avant de regrimper. Larges courbes, petits virages, et des panoramas qui s'ouvrent à perte de vue sur les Carpates. Un plaisir de pilotage autant que de paysage, une vraie gourmandise motarde.

Une fois redescendu, vous suivez les méandres de la route dans la vallée, parfois agrémentée d’un lac, pour rejoindre Curtea de Argeș et clore cette belle journée de moto.

Jour 8 · La Transfăgărășan

Faut-il encore présenter la route qui va vous accueillir après le petit-déjeuner ? La mythique Transfăgărășan vous attend. Son folklore, ses ours, son ambiance aussi. Et ses virages bien sûr. Découvrez-là plus en détail dans notre article dédié :

La Transfăgărășan
la légende des Carpates
Lire l'article →

Avant de revenir dans la vallée, vous aurez peut-être cédé à la tentation de remonter jusqu’au lac Balea. Maintenant, ce sont quelques lignes droites pour commencer à vous souvenir de la portion que vous venez de parcourir. Puis le relief revient quand vous approchez de votre étape du jour, Brasov. L’ancienne citée saxonne porte encore dans son architecture l'empreinte de ses bâtisseurs d'Europe centrale, comme l'église Noire, grand édifice gothique restée noirci par un incendie.

Vue aérienne de la place centrale de Brasov, Roumanie
Chateau de Bran, dit de Dracula, Roumanie

Jours 9-10 · De chez Dracula à la Bulgarie

Depuis Brașov, la route virevolte vers un autre mythe roumain : le château de Bran, plus connu sous le nom de château de Dracula.

Bran n’a bien sur jamais vu passer Dracula, mais le parc, les restaurants ou le musée de la torture drainent les touristes. Pour autant le monument lui-même ne manque pas d’allure sur son promontoire rocheux, et mérite bien sa photo, si vous trouvez à vous garer !

En repartant la torture de la ligne droite ne durera guère. La route se promène sur les crêtes des massifs un moment. Et quand elle revient vers la plaine, c’est pour repartir à l’assaut des monts Bucegi. Vous prendrez le chemin des écoliers pour rejoindre ensuite votre étape du jour.

Le sud de la Roumanie ne présente guère de reliefs. Bucarest reste invisible sur la gauche tandis que les horizons s'élargissent pour faire défiler les kilomètres. Vous retrouvez le Danube, qui ici prend ses aises. Il sépare toujours les nations, et c’est par un des rares ponts entre Roumanie et Bulgarie que vous le traversez.

Il ne vous faudra pas longtemps pour réaliser que vous avez changé de pays. Les traces du Bloc de l’Est sont encore visibles, dans l’architecture, les comportements. Votre journée se terminera dans les environs de Veliko Tarnovo, l'ancienne capitale médiévale qui occupe un site spectaculaire au-dessus des gorges de la Yantra.

L'étonnante "soucoupe" de Buzludzha en Bulgarie

Jours 11-12 · Jusqu’aux Rhodopes

Vous poursuivez vers le sud. Au fil des villages, on croise des sculptures typiques de l’ère stalinienne. En approche du mont Shipka, la route redevient plus courbe pour franchir le relief. Au sommet, un monument figé dans sa gloire militaire. En monter les marches vous permet d’apprécier le panorama qu'il offre sur la vallée de la Rose en contrebas. Et pour ce qu'on aperçoit au loin sur la crête d'en face : une forme ronde, grise, qui ressemble à une soucoupe volante posée sur la montagne. Ce n'est pas une illusion.

De plus près, c’est bien une sorte de soucoupe de béton. Ou ce qu’il en reste. Au sommet du mont Buzludzha, ce monument a été érigé en 1981 à la gloire de la grandeur du parti bulgare. Tout devait y être plus grand, plus haut, plus … plus. Moins de 10 ans après, le régime tombait, et ce bâtiment symbolique a suivi le mouvement. Pillé et érodé par les effets du temps. Le lieu lui offre à nouveau des vues sur tous les alentours, et une atmosphère étrange, empreinte de démesure et de fragilité, du béton comme de l’Homme.

Après la descente vers Kazanlak, vous traversez la vallée de la Rose - on la cultive en abondance pour la production de parfum — et continuez vers votre étape, la seconde ville du pays : Plovdiv. Loin des campagnes du nord, c’est une cité vivante, très occidentale, et pourtant ancrée dans son passé. La vieille ville, ses maisons de la Renaissance bulgare en encorbellement, les ruelles pavées, les façades colorées, en font l'un des centres historiques les plus attachants des Balkans.

L’itinéraire vous entraîne encore vers le sud. La route qui descend vers les Rhodopes n'engendre pas l’ennui. Vous atteindrez enfin Melnik. Cette petite cité est entourée de pyramides de sable et d'argile érodées par les siècles, et le village s'étire le long d'une rue quasi unique, bordée de maisons anciennes dans cette région viticole. Un charme particulier, entre les caves creusées dans la roche et les balcons en surplomb.

Jours 13-16 · Les Météores et le retour

Depuis Melnik, votre parcours vous emmène à l’Est, pour une brève incursion en Macédoine du Nord, pour ensuite entrer dans le dernier pays de ce voyage, la Grèce, en Macédoine, mais cette fois la région et non plus le pays. Complexes les Balkans ?

Encore une fois, changement de décor, dans les paysages plus découverts, à l’ambiance méditerranéenne sans conteste. Après la plaine de Macédoine centrale, vous ferez étape à Véroia, aussi appelée Veria ou Béroia, peut-être pour rappeler qu’elle réunit plusieurs religions et plusieurs cultures en étant typiquement grecque.

Vous délaissez la plaine pour en repartir, sur les contreforts du mont Vermion, et en zigzaguant autour du lac de Polýfyto, pour approcher sans vous en rendre compte du bouquet final de ce voyage. Les Météores se dévoilent et vous accueillent pour votre dernière étape hellénique sur la terre ferme. Ces rochers qui jaillissent de la plaine de Thessalie comme des doigts de pierre et couronnés de monastères dont on vous dévoile un peu plus dans notre article dédié :

Les Météores
entre ciel et terre
Lire l'article →

En quittant Kalambaka, vous slalomez sous le massif du Pinde pour une dernière salve de virages avant d'apercevoir la mer Ionienne et le port d'Igoumenitsa. Le ferry vous embarque pour la nuit et une partie de la journée du lendemain. Une traversée où l'Adriatique fait office de sas de décompression. Huit pays derrière vous. Et déjà l'envie de savoir lequel vous rappellera en premier.

La vallée de l'Aliakmonas en Macédoine (Gréce)

Budget

Tarif par personne en chambre partagée sur la base de deux personnes par chambre

Pilote avec sa moto : à partir de 1 790 €

Passager(e) : à partir de 1 640 €

Le prix comprend :

  • Les hébergements en hôtel 3* ou supérieur
  • Les petits-déjeuners
  • Les traversées en ferry Italie-Croatie et Grèce-Italie en cabine intérieure double
  • L’accès au parc naturel Biokovo
  • Les itinéraires au format GPX.

Le prix ne comprend pas :

  • Les repas autres que ceux mentionnés ci-contre
  • Les boissons
  • Les frais de carburant, péages, parkings
  • Les dépenses personnelles
  • Plus généralement, tout ce qui n’est pas mentionné dans “le prix comprend”

Préparer le départ

Formalités d'entrée

;
:

Les ressortissants français doivent être en possession d’un passeport ou d’une carte nationale d’identité dont la date de validité est postérieure à la date de fin du voyage.

Sur la route

;
:

Un permis de conduire national est suffisant. Il est indispensable d’avoir une carte verte d’assurance papier.

Le revêtement des routes peut être dégradé par endroit. Certaines portions peuvent également être techniques, avec des virages serrés, des routes étroites et des dénivelés qui incitent à rester concentré.

Argent

;
:

Les cartes bancaires peuvent être acceptées pour payer un café en Serbie, mais on peut aussi trouver une station service bulgare où seule la devise locale sera acceptée par le ou la pompiste qui ne parlera que sa langue…Il n’est donc pas forcément inutile de se munir d’un peu d’argent liquide local, même si la carte bancaire sera acceptée dans 95% des cas.

Si la Roumanie fait partie de l’Union Européenne, elle n’a pas encore adopté l’Euro, on y utilise le Leu (en simplifié 5 Lei pour 1 euro ⑴) et suivant les services de votre banque, vous pourrez avoir des commissions à chaque opération de change.

A contrario, le Monténégro qui ne fait pas partie de l’Union Européenne utilise l’Euro. Pas de souci avec billets et pièces, mais là aussi suivant votre banque, des frais seront perçus puisque hors UE.

Hors UE toujours, en Bosnie-Herzégovine la monnaie est le Mark convertible, parfois abrégé KM, en simplifié 2 KM pour 1 euro ⑴, en Serbie c’est le dinar serbe, la conversion de tête sera plus difficile, environ 120 dinar pour 1 euro ⑴, et pour la Macédoine du Nord c’est le Denar Macédonien, environ 16€ pour 1000 Denar ⑴.



(1) Valeurs approchées selon cours au 30 avril 2026

Bon à savoir

;
:

Le réseau électrique est en 220 V et le standard de prise est identique au nôtre.

Bulgarie, Croatie, Grèce, Italie et Roumanie faisant partie de l’Union européenne, les communications et SMS vers les numéros français en itinérance sont donc possibles sans surcoût.

Pour la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie, il convient de vous renseigner auprès de votre opérateur. Des cartes prépayées sont disponibles dans ces pays mais ne présentent pas forcément un grand intérêt pour des durées courtes. Le wifi est généralement accessible aux hébergements et permet les appels via internet.

Si votre forfait ne couvre pas ces pays, il est fortement conseillé de désactiver les données mobiles avant d’y entrer pour éviter les surprises sur la facture. Il en sera de même sur le ferry à Igoumenitsa. Le début de navigation se fait à proximité des côtes avec du réseau, mais peut basculer ensuite sur les opérateurs albanais. Il est préférable de couper après la sortie du port.

Šetnja Balkanu, en bosnien, peut se traduire par « Une balade dans les Balkans ». Un vrai road-trip, sans avoir besoin de forcer l’allure, pour découvrir cette partie de l’Europe, à la fois si proche et si lointaine. Un zapping culturel avec 7 frontières à franchir, au moins autant d’univers à vivre et d’influences à ressentir. On pensait traverser des pays. On revient avec des rencontres qu’on n’attendait pas, des plats qu’on ne sait pas nommer, des routes qui restent longtemps dans la tête. Huit pays. Autant de raisons de revenir.